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Voyager... ou le dilemme écologique

Es-salam alikoum !

Une fois n'est pas coutume, je n'écris pas cet article depuis Grenoble... mais les pieds dans l'eau (ou presque), sous le soleil marocain ! J'accompagne mon surfeur de copain dans ce pays où j'ai toujours grand plaisir à revenir.


Maroc : voyager ou pas ?

Car oui je l'avoue, une de mes passions c'est de voyager ! Partir à la découverte de territoires inconnus, de faune différente, de coutumes surprenantes, de modes de vie qui nous bousculent... J'adore voyager ! Et lorsqu'on a un minimum de conscience environnementale comme je pense l'avoir, on commence à se poser pas mal de questions... Voyager ne signifie pas pour autant aller loin, certes. Mais, mon envie de voyage ne pourrait être entièrement satisfaite si je me limitais géographiquement. Il y aura donc nécessairement un grand déplacement dans l'histoire... Et donc potentiellement, un fort impact environnemental, principalement en terme d'émissions de CO2.

Maroc : comment réduire notre empreinte environnementale en voyageant


Réduire son empreinte environnementale nécessite une approche graduelle : éviter, réduire puis compenser. Comment peut-on traduire cette approche pour les voyages ?

1. La première étape est donc d'essayer d'éviter l'action qui a un impact. En l'occurrence, ne pas voyager ou voyager de telle sorte que cela n'entraine pas un impact lourd. Il s'agirait par exemple de se déplacer à vélo plutôt que de partir en avion. Je n'ai pas encore eu l'occasion de tester ce type de voyage (mais cela me plairait beaucoup - message perso adressée à Mo !), mais il faut admettre que cela reste assez restrictif en terme de destination. Sans compter sur le fait qu'avec un nombre de jours de congés limité, cela reste problématique (pour moi !) de se contenter des destinations que l'on peut rejoindre à vélo, à train ou en stop...

2. Si l'on n'a pas réussi à éviter l'impact, la deuxième action consiste à le réduire autant que possible. Si on applique ce principe au voyage, cela se traduirait par deux actions selon moi. Soit partir moins loin, soit partir moins souvent.

3. Finalement, une fois que l'on a cherché à éviter, puis réduire l'impact, la dernière action à mettre en oeuvre est de compenser cet impact. Il existe évidemment différentes manières de faire cela, mais la plus courante concernant les voyages reste la compensation carbone.


Maroc : rester connecter

Je voyage. Beaucoup. Et loin. Cet article n'est pas là pour que je me justifie, ni pour que je déculpabilise. J'ai arrêté de culpabiliser pour les questions environnementales. Je ne pense pas que la culpabilité soit un bon moteur de changement. Bien sûr j'aimerais que plus de personnes prennent conscience que l'on est en train d'abimer notre planète (alors qu'elle nous donne tant), mais je pense que la meilleure manière de le faire est de montrer l'exemple, d'accompagner, de soutenir.

Et surtout de ne pas oublier que personne n'est parfait ! Si une personne essaie de s'améliorer, je trouve ça déjà génial ! Si cette personne fait encore des erreurs ou continue à garder des gestes "mauvais", tant pis, elle en aura déjà changé d'autres. J'ai l'impression qu'en France tout particulièrement on aime pointer du doigt les moindres petits écarts à une ligne de conduite. Plutôt que de mettre en avant les progrès effectués. Lorsque j'ai décidé de créer ce blog c'était aussi pour "lutter" (à ma manière et avec mes humbles moyens) contre cet esprit négatif. Soyons positifs sacrebleu (il y a peut-être des enfants dans la salle...) ! Arrêtons de nous juger et aidons-nous plutôt à aller de l'avant !

Bref, je m'enflamme un peu... et je m'écarte de mon sujet ! :)

Je voulais surtout vous parler de compensation carbone. Qu'est-ce que c'est exactement ?

L'idée est de calculer les émissions de carbone générées par une activité (un déplacement en avion en l'occurrence) et de compenser ces émissions en finançant un projet qui réduit un volume identique d'émission de carbone.

Maroc : cactus de la Vallée du Paradis


Evidemment ce concept a des limites :

- Le calcul des émissions générées par le voyage n'est pas suffisamment exacte, à cause de la variabilité des paramètres. En fonction des calculateurs on va ainsi avoir des résultats variant du simple au quadruple !
Rapide exemple : un aller-retour Lyon Marrakech est évalué à 1.63 t de CO2 (32.60€) sur Action Carbone, 1.04 t (25€) sur CO2 Solidaire et 0.82 t sur Climat Mundi.
Quant au calcul des émissions économisées par un projet de compensation, il est d'autant plus difficile et aléatoire puisqu'il se fait sur des estimations d'actions pas encore réalisées.

- De plus, le marché de la neutralité carbone étant apparue récemment et avec une croissance très importante, il n'a pas encore été mis sous régulation. On voit ainsi le meilleur comme le pire en ce qui concerne les calculateurs et les organismes proposant la vente de crédits carbones. Il existe néanmoins certains labels qui permettent d'identifier les organismes les plus qualitatifs : Voluntary Carbon Standard (VCS) et Gold Standard par exemple.

- Dernier point, et pas des moindres, c'est l'effet rebond. Le fait de pouvoir compenser leur voyage peut inciter les gens à se déplacer davantage et à oublier que les premières actions sont d'éviter puis de réduire l'impact de leur voyage.


Maroc : balade à dos de dromadaire sur la plage de Taghazout

Quoi qu'il en soit, si l'envie vous prend de compenser votre voyage, voici quelques organismes vous permettant d'acheter des crédits carbone :


En attendant, vous pouvez déjà vous amuser à calculer les émissions carbones liées à vos voyages ou calculer votre bilan carbone personnel :


Et en bonus, le Guide de l'ADEME sur la compensation carbone volontaire.

Bons voyages à tous !


Maroc : publicité Coca Cola


Maroc : bateaux de pêche dans la brume vers Agadir


Maroc : fleurs dans la Vallée du Paradis


Maroc : goéland à l'oeil perçant


Maroc : regarder les surfeurs sous le soleil... pas mal


Maroc : soleil couchant à Anchor Point

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